Comprendre la certification AMF

La certification AMF est un examen qui vérifie qu’un professionnel de la finance dispose d’un socle minimal de connaissances. Elle est obligatoire pour certaines fonctions, notamment pour les conseillers en investissements financiers. Elle ne garantit ni la qualité d’un conseil, ni un rendement, ni l’absence de risque : c’est un prérequis, pas un label. Cette page vous explique ce qu’elle recouvre et comment vérifier par vous-même la situation d’un professionnel.

Qu’est-ce que l’AMF ?

L’Autorité des marchés financiers (AMF) est une autorité publique indépendante, créée en 2003, dotée d’une autonomie juridique, fonctionnelle et financière.

L’AMF n’est pas compétente pour tous les produits d’épargne. Les contrats d’assurance-vie, par exemple, relèvent de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR).

Ce que vérifie l’examen certifié AMF

Depuis 2010, l’AMF a mis en place un dispositif de vérification des connaissances minimales des acteurs des marchés financiers.

Qui doit en justifier ?

L’examen est par ailleurs ouvert à toute personne qui souhaite le passer, y compris les étudiants et les demandeurs d’emploi. Il existe aussi un examen distinct, facultatif, consacré à la finance durable.

Ce que la certification ne garantit pas

L’examen atteste qu’une personne a démontré, à une date donnée, un niveau minimal de connaissances. C’est utile, mais cela ne dit pas tout. En pratique, la certification :

  • ne garantit aucun rendement : aucun examen ne peut supprimer les risques des placements, ni assurer une performance ;
  • ne garantit pas la qualité d’un conseil en particulier : la pertinence d’une recommandation dépend de la connaissance de votre situation, de vos objectifs et de votre tolérance au risque ;
  • ne signifie pas que l’AMF recommande, agrée ou approuve la personne, la société ou le site qui la mentionne ;
  • ne remplace pas les autres obligations du professionnel, comme son immatriculation lorsqu’elle est requise.

Rappelons aussi un principe de prudence mis en avant par l’AMF : la promesse d’un rendement important signifie que vous pouvez aussi perdre de l’argent.

Les notions à ne pas confondre

La certification AMF et les diplômes. Un diplôme atteste d’une formation. Selon l’AMF, il n’existe pas d’équivalence entre un diplôme de l’enseignement supérieur et l’examen AMF : un professionnel diplômé en finance doit tout de même satisfaire à la vérification des connaissances s’il occupe une fonction concernée.

La certification AMF et l’immatriculation à l’ORIAS. L’ORIAS, placé sous la tutelle de la Direction générale du Trésor, tient le registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance. L’immatriculation, obligatoire pour ces professions, permet de vérifier qu’un intermédiaire est autorisé à exercer l’activité déclarée. Elle ne se confond pas avec l’examen, qui porte sur les connaissances d’une personne.

Le statut de conseiller en investissements financiers (CIF). C’est un statut réglementaire. Selon l’AMF, un CIF donne des conseils personnalisés sur des placements financiers, mais n’est pas autorisé à gérer un portefeuille pour le compte de ses clients. Il doit être immatriculé à l’ORIAS et adhérer à une association professionnelle chargée de le contrôler.

Les autres statuts : assurance et crédit. Selon le sujet, votre interlocuteur peut exercer sous un autre statut que celui de CIF. Un intermédiaire en assurance (IAS) intervient pour l’assurance-vie, la prévoyance ou l’assurance emprunteur ; un intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement (IOBSP) intervient pour le crédit. Ces statuts supposent eux aussi une immatriculation à l’ORIAS, mais leur contrôle relève de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR), et non de l’AMF. La certification AMF ne les concerne pas.

L’adhésion à une association professionnelle. Les associations de CIF sont agréées par l’AMF, qui peut contrôler et sanctionner un CIF en cas de manquement. L’agrément porte sur l’association : il ne constitue pas une approbation, par l’AMF, de chacun de ses membres ni des conseils qu’ils délivrent.

Comment vérifier un professionnel

L’AMF recommande de vérifier l’autorisation de votre interlocuteur avant toute décision. Cette vérification est une première étape : elle ne vous dispense pas de vous renseigner sur la société et sur les produits proposés.

Restez attentif aux usurpations d’identité : selon l’AMF, des escrocs se font passer pour des sociétés autorisées en reprenant leur nom, parfois à une lettre près, ou en imitant leur adresse internet. La présence d’un nom dans un registre officiel ne suffit donc pas toujours : recontactez la société par ses coordonnées officielles.

Les listes noires de l’AMF

L’AMF publie des listes noires de sociétés et de sites proposant sans autorisation des investissements en France (Forex, crypto-actifs, biens divers, usurpations, notamment). L’AMF précise que ces listes ne peuvent pas être exhaustives : l’absence d’un acteur sur une liste noire ne signifie pas qu’il est autorisé.

En cas de doute, vous pouvez interroger AMF Épargne Info Service au 01 53 45 62 00, qui peut vous indiquer si une personne est légalement autorisée à vous conseiller.

Cette page est une information générale proposée à titre pédagogique. Elle ne constitue pas un conseil en investissement et n’émane pas de l’AMF, qui ne recommande ni n’approuve aucun site ni aucun conseiller.

Sources

  1. Nos missions : réguler, superviser, informer et protéger (Autorité des marchés financiers, publication officielle)
  2. Certification professionnelle : examen AMF, vérification interne et examen AMF Finance durable (Autorité des marchés financiers, publication officielle)
  3. Vérifier une autorisation (Autorité des marchés financiers, guide AMF)
  4. Que savoir sur les conseillers en investissements financiers ? (Autorité des marchés financiers, guide AMF)
  5. Listes noires des sociétés et sites non autorisés (Autorité des marchés financiers, publication officielle)
  6. Registre unique des intermédiaires en assurance, banque et finance (ORIAS, publication officielle)